Affichage des articles dont le libellé est eau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est eau. Afficher tous les articles

jeudi 14 mars 2019

Imaginer un système d’arrosage automatique

Cette année, les 6ème travaillent sur le thème de l’eau dans plusieurs matières. Le projet s’appelle « Tous pour l’eau, au Plateau ! », il est soutenu par le parc régional du Haut-Jura.

En 6ème A, nous voulons réaliser un arrosage automatique pour préserver la ressource en eau. En début d’année, nous sommes allés visiter les serres de Champandré pour voir comment M. Hillairet arrosait ses plantes.

Ensuite, chaque îlot devait imaginer un système d’arrosage, le dessiner et le présenter à la classe. Dans chaque îlot, il y a eu beaucoup d’idées et toutes étaient différentes.
Présentation des projets (c'était la veille des vacances de Noël)

Dans notre îlot, notre idée était d’avoir une citerne avec une pompe immergée qui est reliée à une télécommande. Quand la terre est sèche, la télécommande envoie un signal à une « barrière électrique » installée dans un tuyau : la barrière s’ouvre, la pompe se met en route et l’eau passe dans le tuyau. Nous avions vu que M. Hillairet utilisait un système de goutte-à-goutte et nous avons voulu faire la même chose, c’est pourquoi notre tuyau se termine par un goutte-à-goutte.
Notre projet
Le projet de l'îlot E


India et Nathan, Luna et Paul (6A- Collège du Plateau, Lavans)

La visite des serres de Champandré

 Au collège du Plateau, à Lavans-lès-St-Claude, les 6ème travaillent en techno sur un projet d'arrosage automatique pour plante en pot.

Jeudi 27 septembre 2018, nous sommes allés visiter les serres de Champandré pour notre projet d’arrosage automatique.

Laurent Hillairet nous a accueillis et présenté son métier :

Il est maraîcher et distillateur de plantes. Il cultive des plantes et des légumes bio.
Il a quatre grandes serres fixes pour un terrain de 7000 m². Il cultive des légumes de conservation (pommes de terre, carottes, oignons...) et aussi des légumes de saison ( aubergines, tomates, courgettes, radis…). Il cultive aussi des plantes aromatiques et médicinales : le bleuet, le souci, la camomille romaine... pour en faire des huiles essentielles et des eaux florales.
Pour travailler la terre, il utilise des outils manuels. Il nous a montré la grelinette qui permet d’aérer la terre sans l’abîmer.

La gestion de l’eau

Les plantes ont besoin d’eau pour pousser. Sans eau, elles meurent. C’est pourquoi, Laurent Hillairet a investi 20 000 € pour la gestion de l’eau. Il a creusé une retenue d’eau de 250 m³ . Elle fait 3 mètres de profondeur. Il a installé une bâche plastique au fond et sur les parois. Il récupère ainsi les eaux de pluie et de fonte des neiges. Il estime qu’il utilise environ 800 m³ d’eau par an. Il se sert d’une moto-pompe thermique qui fait monter l’eau du bassin. L’eau passe ensuite dans des tuyaux du plus gros au plus fin.

Avec les derniers étés très secs, le bassin a eu du mal à se remplir et Laurent Hillairet a été obligé d’acheter de l’eau potable mais cette eau est payante. L’eau de pluie est gratuite donc très précieuse, il ne faut pas la GASPILLER.
C’est pour cela que l’été, il faut arroser en petites quantités : le matin et le soir quand il ne fait pas trop chaud.
M. Hillairet n’a pas de système automatique pour l’arrosage. Chaque tuyau possède une vanne manuelle pour ouvrir ou fermer. Pour arroser, il utilise des asperseurs que l’on peut orienter dans un sens ou dans un autre pour n’arroser qu’une seule partie du terrain. Dans les jardins, une vanne permet d’ouvrir 25 asperseurs d’un coup. Dans les serres, il y a aussi des asperseurs, fixés au plafond de la serre, ou, pour certaines plantes, des goutte-à-goutte. Il faut arroser tous les jours ou tous les deux jours pendant la période de germination, ensuite, cela dépend des plantes.

Une fois récoltés, Laurent Hillairet prélave les légumes avec l’eau d’arrosage mais elle n’est pas potable, alors il les lave ensuite à l’eau du robinet.

Il vend ses produits dans les magasins bio (Vie Claire, BioCoop).

Laurent Hillairet a choisi ce métier pour être au contact de la nature et voir le résultat de son travail mais il dit que c’est un métier difficile.

Rédigé par Lison, Ninon, Gaspard, Nawfel et toute la classe de 6A (Collège du Plateau, Lavans)